Accueil
Qui sommes-nous
Agenda
Quels troubles ?
Témoignages
Parcours de scolarisation
Structures à dominante thérapeutique
Les Structures de l’Education Nationale
Les Etablissements spécialisés
La formation professionnelle
Les soutiens à l’intégration
Structures à composante professionnelle
Issues de secours (adolescents & jeunes adultes)
Où s’informer ? (adolescents - jeunes adultes )
Examens et dispositions particulières
Les Aides financières
Parents _ Etablissements
Nos contributions
Sigles
Bibliographie
Adhésions
Pour nous contacter
Samuel, 8 ans, est un enfant souffrant de « dysharmonie évolutive à versant psychotique », diagnostic posé en Juillet 2007.
Pour vous donner un petit aperçu de notre quotidien, je vous communique ci-dessous quelques éléments :
Il ne supporte pas les frustrations, les contradictions, même pour des choses banales.
Exemple : on lui refuse un biscuit car nous allons déjeuner dans un quart d’heure. La réaction est souvent injures, coups dans les meubles, dans les portes, ou il frappe ses parents (coups, griffures...)
Il ne supporte par les changements. Nous avions effectué des plantations de géraniums, il est rentré de l’école et les arrachait des jardinières en hurlant. Déconcertant !!!!
Avec son petit frère Pierre, âgé de 5 ans il peut être extrêmement jaloux, le frapper lorsqu’il lui a simplement emprunté un jeu ou un crayon. Il lui ordonne parfois de faire ce qu’il désire, notamment en le menaçant de le frapper.
Cette violence nous est insupportable et d’autant plus insupportable que Pierre qui est un garçon plutôt calme et posé peut faire du mimétisme par moment.
Le climat familial est mis à rude épreuve et il nous faut être « en béton psychologiquement » pour tenir le coup.Ce qui est difficile également c’est de se sentir seul au monde...
Nous ne connaissons pas de parents qui vivent la même chose, nous avons parfois l’impression d’être coupables de ce qui nous arrive, bien que les médecins nous disent l’inverse. Pour le commun des mortels un enfant qui est violent vit forcément des choses violentes dans son environnement familial.
J’ai aussi entendu récemment une enseignante qui avait fait un remplacement en ITEP dire :
« Nous n’avons pas d’échange avec les parents mais il faut se dire que les enfants qui sont là sont souvent mieux coupés de leur famille. S’ils sont « comme ça » les parents y sont forcément pour quelque chose. »
Les mentalités seront difficiles à changer ...